PÉNURIE et ABONDANCE

Capitalisme, socialisme et pénurie


Article repris intégralement par le NOUVEL ÉCONOMISTE le 30 Août 2013

En assimilant strictement l’homme au travail à un moteur thermique auquel il n’est demandé que le meilleur rendement possible, le capitalisme crée obligatoirement de la pénurie. En effet, l’optimisation du rendement du travail le pousse logiquement vers la baisse constante des coûts salariaux. Ce qui induit une raréfaction de l’argent circulant dans la société. De plus le capitaliste institutionnel doit chercher à amasser toujours plus de richesses et de liquidités possible. Non pas uniquement par simple égoïsme, mais parce qu’il y est obligé.

 

La quantité de richesses détenues est un facteur déterminant dans le jeu concurrentiel des très grandes entreprises. Ces dernières cherchent en effet constamment à dominer leur marché par une politique de bas prix. C’est là un facteur de pénurie.

Il en génère un autre : La diminution d’emplois par le rachat ou la disparition des concurrents. Tout cela pour que les grandes entreprises acquièrent une position dominante sur leur marché où elles pourront alors faire augmenter leur prix sans frein ce qui diminuera le pouvoir d’achat de salariés dont le pouvoir d’achat n’aura pas cesser de se dégrader dans la course aux position dominante des entreprises qui les emploient ou les ont mis au chômage.

Chômage financé par ceux qui ont encore un emploi. Un tel capitalisme est donc un système économique basé sur l’appauvrissement, voire la mort de l’autre. La crise des Subprimes en est un exemple parfait. Elle a ruiné ou appauvri des millions de gens et contribuer à produire les 800 milliards d’actifs de la banque Goldman Sachs. Banque jugée coupable, par le gouvernement américain, d’avoir organisé cette crise financière totalement fabriquée par elle-même dans le seul but de s’enrichir. C’est cette même banque qui a ruiné la Grèce en l’enfonçant dans des emprunts illégaux puis en spéculant sur sa faillite à venir. Le résultat en est la misère que la Grèce connaît actuellement.

Le socialisme ne vaut pas mieux. Il organise lui aussi la pénurie, non pour valoriser ses actifs, mais pour se maintenir au pouvoir. Partant en effet du principe qu’il l’exercera pour redistribuer les richesses de façon plus « juste », il ne fait, en fait, que déresponsabiliser les individus à créer des richesses par eux-mêmes. C’est un facteur de pénurie très efficace car, quand les individus cessent d’être responsables, la société s’appauvrit puis s’écroule. C’est ce qui s’est passé en quelques décennies en URSS. En interdisant l’initiative économique personnelle comme la fait la Russie stalinienne ou la France de F. Hollande, en freinant l’initiative individuelle à créer des richesses par l’incroyable complexité des lois qu’il crée à cet effet, le socialisme fabrique en fait des pauvres à tour de bras. Ce qui est souhaitable de son propre point de vue car il a besoin de pauvres pour être élu. Capitalisme et socialisme ne sont que les deux aspects complémentaires d’un même régime dont la finalité est d’organiser et maintenir un certain niveau de pénurie dans la société.

Cette pénurie contrôlée a un double objectif. D’une part, elle ne doit pas tuer complètement la consommation nécessaire à faire tourner les entreprises du capitaliste. D’autre part, elle doit freiner au mieux l’initiative individuelle à créer des richesses pour réduire  l’apparition de concurrents sur les marchés qui sont ainsi de plus en plus monopolisés par les multinationales capitalistiques. Cette pénurie doit aussi s’étendre le plus largement possible car c’est l’importance des populations qui fait l’importance des marchés. Cette vision est celle qui a animé la Table Ronde des Industriels Européens pour bâtir, non l’Europe, mais les accords de Maastricht. Accords ardemment soutenus et mis en place par le très socialiste Jacques Delors. Ces accords sont l’un des principaux, si ce n’est Le principal facteur du marasme économique européen actuel. Ils ont endetté les États (c’est-à-dire vous et moi) au-delà du raisonnable. Ils doivent donc maintenant payer des intérêts astronomiques qui diminuent d’autant les possibilités de l’État à prendre des initiatives de nature à générer de la prospérité. Les directives européennes, financées par les Industriels Européens par le biais des lobbyistes bruxellois, ont très souvent pour effet de faire disparaître des petits concurrents sans défense comme c’est le cas, actuellement, pour les dernières petites stations-service.

Ces états de fait ont largement contribué aux nouveaux flux migratoires européens. Aujourd’hui des espagnols d’Andalousie émigrent au Maroc pour trouver du travail. Les libéraux, ingénieurs, étudiants grecs et de bien d’autres pays européens s’exportent en masse vers l’Allemagne pour trouver des emplois. Cela ne fait qu’enfoncer la Grèce et d’autres pays dans la pauvreté. En même temps, cela fait les affaires des « Industriels Européens » d’Allemagne qui récupèrent ainsi du personnel à bon marché pour leurs usines et en particulier les abattoirs. Ce flux de travailleurs appauvris ne contribuera certainement pas à la hausse des salaires allemands qui stagnent depuis dix ans dans un pays qui refuse toujours d’avoir un véritable salaire national minimal. Merci Monsieur Delors !

CRÉONS L’ABONDANCE

Surement très incomplète, cette vision succincte de nos systèmes économiques actuels nous dit cependant une chose fondamentale : Ils sont condamnés à disparaître ! Car, si tel ne sera pas le cas, ce sont eux, alors, qui feront disparaître notre civilisation.

Par quoi les remplacer ? Par un système qui prendra le meilleur de chacun de ces deux régimes : Pour le capitalisme, ce sera la liberté et la responsabilité d’entreprendre, de créer des richesses à partir d’une initiative individuelle. Pour le socialisme, ce sera le partage. Mais on ne commencera pas par le partage des richesses avant même qu’elles ne soient effectivement créées. Le premier partage sera celui des responsabilités. Il passe obligatoirement par le fait d’apporter aux salariés les connaissances nécessaires pour les assumer. Responsabilités qui généreront alors une communication dans l’entreprise afin de contrôler le niveau de création des richesses par la prise d’accords sur la façon de faire le travail afin d’optimiser le bénéfice. Bénéfice qui devra alors faire l’objet d’un intéressement par un partage défini à l’avance. Tout le monde participera ainsi au jeu économique jouer par les entreprises. La société économique sera alors faite d’une population responsable qui pourvoira harmonieusement aux besoins des populations. Un tel système économique pourrait être dénommée « Capitalisme associatif ». Les ingrédients d’un tel système sont déjà tous plus ou moins en place dans les entreprises qui pratiquent l’intéressement comme c’est souvent le cas dans les Scoop. Détaillons ces ingrédients.  

La responsabilité de tous.
Comme on vient de le voir, un tel système a comme fondement la responsabilité. C’est à dire assumer d’être la cause de ce que l’on fait. Dans les entreprises pratiquant le Capitalisme Associatif, le mot d’ordre le plus fondamental est et sera pour toujours : Responsabilité. Responsabilité de son poste, mais aussi responsabilité d’être un élément d’un groupe regardant les mêmes objectifs : la défense d’un métier et des revenus collectifs et individuels décents qu’il engendre au sein d’une entreprise où tout le monde aura la responsabilité de trouver et de créer, jour après jour, sa place, sa fonction.

La connaissance partagée.
La responsabilité ne peut être assumée sans connaissances. Le premier enseignement de base dans l’entreprise est celui du métier. Il doit être présent à tous les niveaux. Plus il sera fort, plus le savoir-faire de l’entreprise sera remarquable et reconnu et constituera l’un des éléments de prospérité le plus fondamental de l’entreprise.

Mais cela ne suffit pas à assurer la prospérité. Il faut aussi dégager des richesses en quantité suffisante. Aussi l’autre connaissance indispensable dans les entreprises est celle du processus économique. Comment et dans quelle quantité les richesses sont-elles créées ? C’est tout le sujet de la rentabilité. Elle doit être mesurée en permanence. Si vous avez des difficultés sur ce point la Méthode Simplifiée de Comptabilité et de Gestion (MSCG) vous donnera les connaissances pour savoir comment mesurer facilement et rapidement votre rentabilité à tous les niveaux et en temps réel. La simplicité de cette méthode est l’élément qui vous permettra également de former très rapidement l’ensemble du personnel pour que, lui aussi, connaisse les leviers sur lesquels agir pour que la rentabilité soit la meilleure possible.

La communication axée sur la performance et la qualité.
Cette connaissance partagée deviendra alors un très bon sujet communication. Il est nécessaire de la formaliser de façon précise afin qu’elle soit dirigée vers ces deux pôles interactifs : la qualité et la rentabilité. Cela ne peut se faire sans une organisation s’appuyant sur des procédures techniques et administratives claires, connues et respectées par tous. Avec la connaissance permanente de la rentabilité, c’est ce qui va permettre de mettre en place un Service Qualité qui va porter très haut la défense conjointe du métier et du bénéfice.

Le contrôle et la participation.
Un tel Service Qualité constitue alors un système de contrôle remarquable de l’entreprise car, alors, le métier et la rentabilité peuvent y être défendus à partir d’éléments factuels et indiscutables. Cela génère naturellement des besoins d’amélioration par le tutorat et par la formation. C’est eux qui font accroître la connaissance et le savoir-faire de tous et de chacun.

Un tel management du personnel ne peut pas se faire sans un système d’intéressement en temps réel de nature à développer, entretenir et fédérer les énergies et les responsabilités. La participation active doit cependant être dépourvue de risque financier pour l’entreprise. Ce qui est très facile à mettre en place dans la mesure où la rentabilité et tous les paramètres de gestion sont parfaitement maitrisés.
Au cas où certaines connaissances et outils de gestion, d’organisation ou de management vous feraient défaut pour mettre tous les points ci-dessus en place dans votre entreprise, la MSCG et la méthode FARH vous apporteront tous les éléments dont vous pourriez avoir besoin pour mettre en place ou renforcer les points couverts par ce système. Son but est en effet de permettre au dirigeant de maîtriser en permanence les paramètres Financiers de l’entreprise, à travers une Administration simple et efficace, pour les relier au management des Ressources Humaines. Ces deux méthodes sont accompagnées d’outils dont vous pourrez avoir besoin pour mettre en place, en tout ou partie, les ingrédients du système économique décrit ci-dessus. Il crée des miracles d’abondance et de sérénité.

Angers le 27 Août 2013                                    Éric du Petit Thouars

* * *

%d blogueurs aiment cette page :